Communiqué de Gérard Schivardi et de Véronique PUIG

Publié le par schivardi

Communiqué de Gérard Schivardi et de Véronique PUIG,

Candidat du Parti Ouvrier Indépendant (POI)

 aux élections législatives

 

 

Mercredi 10 mai.

 

Dans cette élection présidentielle s’est manifesté,comme dans toute l’Europe, un rejet massif des plans d’austérité. Le 6 mai, le peuple français a chassé Sarkozy. Une volonté majoritaire de changement s’est exprimée. Elle exige qu’on en finisse avec la politique imposée depuis trente ans par des gouvernements successifs de toutes couleurs politiques aux ordres de l’Union européenne. La démocratie, c’est que cette exigence débouche sur des actes concrets.

 

Dans notre département, exigeons la sauvegarde de notre viticulture gravement menacée, le maintien de nos services publics, le maintien de l’antenne météo France de Carcassonne, le retour des 31 postes d’instits, dont les 17 postes RASED, supprimés dans le primaire en 2012. Exigeons le maintien de tous les hôpitaux et de tous leurs services, la réouverture du service d’urgences de Lézignan, de la maternité de Castelnaudary, des blocs de chirurgie de Castelnaudary et de Lézignan. Exigeons la réouverture des bureaux de poste fermés ou remplacés par des Agences Postales Communales (plus de 110 APC dans l’Aude). Exigeons la sauvegarde de nos communes, de leurs compétences et l’entière liberté de s’associer comme elles l’entendent.

 

Il faut le dire nettement : aucune de ces exigences ne pourra être satisfaite si le nouveau Traité européen est ratifié.

 

Ce traité, signé le 2 mars à Bruxelles par Sarkozy et Merkel, doit être soumis à ratification en France dans les prochaines semaines. Il prévoit d’inscrire la « règle d’or » (c’est à dire l’obligation d’austérité), soit dans la Constitution, soit dans les lois organiques des lois de finances ; il prévoit des sanctions automatiques en cas de non-respect et l’envoi d’émissaires, comme en Grèce, chargés de faire appliquer les exigences destructrices de Bruxelles. Ce traité prévoit une obligation de réduction drastique des déficits publics et de la dette qui conduirait, dès 2013, à couper plus de 80 milliards d’euros dans les dépenses publiques (20 % du budget total de la nation).  François Hollande a annoncé qu’il demanderait l’ajout d’un volet croissance à ce traité. La Banque Centrale Européenne a immédiatement précisé que le contenu de ce volet croissance, c’est plus de flexibilité et de mobilité aux travailleurs. Et le reste du texte ne bougerait pas ! Les choses sont claires : même « renégocié » ou doté d’une « annexe », le Traité TSCG, restera ce qu’il est : un instrument pour mettre les peuples à genoux, à l’image de ce qui arrive au peuple grec.

 

Candidats du Parti Ouvrier Indépendant dans la 1ère circonscription, si nous étions élus, nous voterions contre sa ratification. Nous nous adressons à tous les partis, à tous les candidats qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie, nous nous adressons au peuple : Ce Traité ne doit pas être ratifié ! Au plan départemental, nous lançons un appel unitaire contre ce Traité. Au plan national, le POI a déjà recueilli 40.000 signatures pour préparer ensemble une manifestation nationale pour empêcher la ratification.

 

 

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