Communiqué de Gérard Schivardi et des secrétaires nationaux du POI suite à la dégradation de la note de la France

Publié le par schivardi

Agences de notation, c’est aux capitalistes qui vous contrôlent de payer leurs dettes !

 

En dégradant sa notation de la France, l’Agence Standard & Poor’s (propriété des capitalistes spéculateurs) indique, parmi les raisons de sa décision, le « niveau élevé de la dette publique et les rigidités du marché du travail ». Deux questions que,  S & P’s le reconnaît, le gouvernement Sarkozy traite avec sa « stratégie de consolidation budgétaire et ses réformes structurelles ». Mais S & P’s reproche au gouvernement de ne pas aller assez loin, assez vite.

 

Les « marchés » accentuent donc leur pression, menaçant la France d’être entraînée dans une spirale comparable à celle qui a englouti la Grèce , frappé l’Italie et l’Espagne. Au premier rang de leurs attaques : la remise en cause de l’emploi, des services publics et des garanties collectives de la classe ouvrière, en particulier la Sécurité sociale.

 

Déjà, avant même cette annonce, au nom des prétendus « impératifs » de la dette et des déficits publics, Sarkozy a convoqué un « sommet social » pour associer les organisations ouvrières à son projet de TVA sociale, tandis que François Hollande propose aux syndicats de « coproduire » les lois, et de rapprocher la Sécurité sociale de l’impôt !

 

Quiconque prétend représenter les intérêts des travailleurs et de la population,  devrait commencer par affirmer ce qui est la tradition du mouvement ouvrier : la Sécurité sociale, fondée sur le salaire différé est propriété des salariés et il n’y a pas lieu de remettre en cause son financement . Que les patrons restituent les 30 milliards d’exonérations annuelles dont ils bénéficient, et on n’’entendra plus parler du prétendu déficit.

 

Plus généralement : cette crise, cette dette, ces déficits, ce sont ceux des capitalistes et des spéculateurs. C’est à eux de payer !

 

Le Parti ouvrier indépendant réaffirme que la rupture avec la dictature de la dette et des déficits publics, la rupture avec les diktats de la troïka (FMI, Union européenne, Banque centrale européenne) est la seule voie pour sauver la population et le pays tout entier de la ruine et de la misère à laquelle voudraient les condamner les capitalistes et banquiers, les institutions et les gouvernements à leur service.

 

Samedi 14 janvier 2012

Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein , secrétaires nationaux

Publié dans communiqué

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