Conférence de presse : Gérard Schivardi annonce sa candidature sur la 1ère circonscription!

Publié le par schivardi

Article du MIDI LIBRE :

 

Schivardi : le candidat qui dit “non”

ARNAUD CHABÉ
11/12/2011, 11 h 11 | Mis à jour le 11/12/2011, 11 h 13
Gérard Schivardi entouré de sa suppléante, Véronique Puig, et de Jacques Vieules, du POI.
Gérard Schivardi entouré de sa suppléante, Véronique Puig, et de Jacques Vieules, du POI. (© D.R)

Le maire de Mailhac a dévoilé les lignes de sa campagne. Le PS n’est pas épargné.

Non, non et non ! Gérard Schivardi n’est pas prêt à souscrire à ce qu’il appelle "un consensus" de la classe politique, de droite comme de gauche. Alors, non, pour les législatives de juin prochain, promis, juré, il ne fera pas de langue de bois.

Illustration, dès hier où, à la faveur d’une conférence de presse, le candidat et secrétaire national du Parti ouvrier indépendant (POI) a exposé les principales lignes de sa campagne sur la 1re circonscription de l’Aude où il se présente, bon gré mal gré, du moins conformément à un redécoupage électoral à la serpe.

"Il y a bien longtemps que, dans l’Aude, il n’y a pas eu de candidat issu du rural"

 Hors de question de payer "cette dette qui n’est pas celle du peuple". Hors de question, aussi, de laisser filer "les services publics" tels que la Poste, les écoles, tous ces services de proximité d’une ruralité dont il se veut le représentant : "Il y a bien longtemps que, dans l’Aude, il n’y a pas eu de candidat issu des campagnes !"

D’ailleurs, inutile d’embrayer sur la question viticole. Là, le maire de Mailhac monte sur ses grands chevaux : "Sur ma commune, 40 % de la surface viticole a disparu. Les socialistes s’élèvent contre la dérégulation des droits de plantation : très bien. Mais ils veulent en donner la gestion à l’interprofession, composée de producteurs mais aussi du négoce et de la grande distribution. Les droits de plantation sont gérés par les douanes et doivent rester dans le service public." Voilà la première salve du candidat du POI sur ses anciens camarades. Les autres sont du même acabit.

 L’heure "de dire et de faire"

Notamment sur la réforme territoriale et l’intercommunalité, deux sujets dont Gérard Schivardi s’est fait, depuis longtemps, le pourfendeur. "D’un côté, ils sont contre la réforme et, de l’autre côté, ils l’appliquent ! Or, si on veut faire reculer le préfet, il n’y a que dans l’unité qu’on y arrivera. Je suis reçu le 19 décembre, au ministère de l’Intérieur avec une délégation de huit maires, pour demander la garantie de libre administration pour les communes ou intercommunalités qui ne veulent pas être absorbées. Ça, c’est un travail de député", clame le maire de Mailhac, dont le franc-parler va plus loin encore.

Pour lui, en effet, il est l’heure "de dire et de faire" pour bousculer, ne serait-ce qu’un peu, "ces 40 ans de chape de plomb sur ce département développée par le PS".

"Nos députés ne bougent pas : ils ne disent rien parce que leur groupe le leur interdit. Il faut que les gens entendent un autre discours, il faut arriver, à un moment, à dire non ! Pour la défense du peuple", insiste encore Gérard Schivardi qui en vient à évoquer la question du cumul des mandats.

 "Si je suis élu, je démissionne sur le champ de mon mandat de maire"

Avec une réponse tranchée, évidemment : "Si je suis élu, je démissionne sur le champ de mon mandat de maire. On ne peut être à la mairie, qui plus est d’une grande ville, à l’Assemblée Nationale, serrer des mains, boire des cocktails et faire la fête en même temps." Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne saurait être qu’une coïncidence. Quoi que...

 

 

 

 

 

 

 

 

Article de l'INDEPENDANT :

 

G. Schivardi veut être le "député du peuple"

Le 11/12/2011 à 06h00 par Lionel Ormières

 Gérard Schivardi.

Gérard Schivardi.  © Photo C.P.

 

 

Il ne s'est pas contenté d'une déclaration solennelle.

Hier matin, Gérard Schivardi est clairement entré en campagne. Aux côtés de sa suppléante Véronique Puig, le candidat du Parti Ouvrier Indépendant dans la 1re circonscription de l'Aude a longuement détaillé les thèmes majeurs de son programme. Un programme dans la droite ligne de celui du candidat à la Présidentielle de 2007.

1 La dette "C'était déjà l'un de mes thèmes il y a quatre ans, et ça le reste plus que jamais aujourd'hui. Nous demandons l'annulation pure et simple de la dette française : ce n'est pas le peuple qui l'a creusée, il n'a donc pas à la payer ! Si je suis élu, je déposerai aussi un projet de loi visant l'annulation des emprunts toxiques contractés par les communes, et leur transformation en véritables emprunts avec des taux conformes au marché."

2 La viticulture "Nous voulons lutter contre la mise en place du système des interprofessions. Avec lui, les viticulteurs sont en danger de mort ! Cette organisation, c'est le regroupement des grandes surfaces et du négoce face aux vignerons. Ils vont se retrouver à deux contre un ! Nous dénonçons cette perspective : vu la situation, je trouve d'ailleurs le parti socialiste un peu léger sur ce dossier."

3 La réforme territoriale "Je serai reçu le 19 décembre par le ministre de l'Intérieur, avec une délégation d'élus locaux ayant engagé un combat contre les schémas intercommunaux et l'intégration forcée. Concrètement, je demanderai si je pourrai conserver la libre administration de ma commune ! Le Président de la République a répondu à un courrier que je lui avais adressé : il se montre très réceptif, et m'assure que le libre choix des conseils municipaux et des populations ne sera jamais remis en cause. Nous verrons si le ministre confirmera ! Mais ce qui me préoccupe surtout dans l'immédiat, c'est de voir que peu d'élus socialistes de ce département montent au créneau contre cette réforme. Si le préfet de l'Aude peut la mettre en oeuvre, c'est parce qu'il a le soutien du conseil général ! Ailleurs, les élus de gauche sont aux côtés des maires qui luttent pour ne pas voir leur commune intégrée de force ! Ce dossier n'est en fait qu'une illustration de la chape de plomb socialiste installée depuis quarante ans sur notre département."

 

 

 

 

Article de la DEPECHE :

 

 

 

Schivardi à l'assaut de la 1re circonscription

législatives 2012

Gérard Schivardi et sa suppléante Véronique Puig veulent rééqulibrer les forces politiques dans la première circonscrition./Photo DDM, R.Garcia.
Gérard Schivardi et sa suppléante Véronique Puig veulent rééqulibrer les forces politiques dans la première circonscrition./Photo DDM, R.Garcia.
Gérard Schivardi et sa suppléante Véronique Puig veulent rééqulibrer les forces politiques dans la première circonscrition./Photo DDM, R.Garcia.

En se présentant aux élections législatives 2012, Gérard Schivardi veut restaurer la fonction régalienne du député. Cinq ans après sa candidature à l'élection présidentielle, le maire de la commune libre de Mailhac n'a pas varié. Qu'importent les heurts et les malheurs subis dans les conclaves politiciens petits et grands, cet élu local ne cédera pas à la langue du bois. Ni lui, ni sa suppléante, Véronique Puig, 49 ans, assistante sociale, démissionnaire du Parti socialiste en 2002 avant de devenir militante au sein du Parti ouvrier indépendant (POI) l'année de sa création, en 2008. « Notre authenticité est notre force », dit cette femme, qui a choisi « d'entrer en résistance ».

Dans la salle où il a annoncé à ses conseillers municipaux qu'il rendra son mandat de maire en cas de victoire, Gérard Schivardi ne peut pas s'empêcher de lancer sa campagne en donnant raison aux thèmes qu'il avait défendus en 2007. « J'avais annoncé qu'il fallait de toute urgence renationaliser les banques et annuler la dette. On avait ri de moi… Aujourd'hui, je dis qu'y'en a marre de Sarkozy et Merkel car la République est en danger !».

Les enjeux territoriaux seront au cœur de la campagne de ce candidat issu de la ruralité. La barre est haut placée parce que les électeurs seraient perdus dans le nouvel espace électoral audois. Gérard Schivardi ne ménage pas ses critiques à l 'encontre du découpage des circonscriptions dans l'Aude qui « déroutent les électeurs de Lézignan, Ginestas, Durban rattachés à Carcassonne et inversement ».

Les sujets de prédilection du couple Schivardi-Puig tombent sous le sens, pour les seuls représentants du POI à cette élection législative dans l'Aude. La défense des droits de plantation dans un département viticole qui a vu disparaître 40 % de son outil de production. Le maire de Mailhac sera plus mordant que jamais à propos de la réforme territoriale. « À ce sujet, dit-il en s'appuyant sur le refus de sa municipalité d'intégrer le Grand Narbonne, la seule position cohérente est d'exiger que les communes restent maîtresses de leur sort ». Le 19 décembre, cet élu conduira une délégation de plusieurs élus locaux chez le ministre des Collectivités territoriales, Philippe Richert, auquel elle remettra une pétition demandant le blocage des schémas départementaux de coopération intercommunale signée par six cents maires. La défense de La Poste, des écoles, la suppression immédiate de la dette, dont «les citoyens ne sont pas responsables » inspirent au candidat du POI, à sa suppléante et à Jacques Vieule, secrétaire du mouvement dans le département, un même discours critique envers l'establishment UMP et PS. Gérard Schivardi a programmé une tournée dans les communes de la première circonscription de l'Aude pour faire entendre ses messages. Il a commencé à sonder le terrain par l'envoi d'une lettre à tous les maires de la première circonscription. « Les retours sont très positifs, dit-il. Il faut que les Audois prennent conscience des dangers qui menacent notre République ».

Gérard Schivardi a officialisé sa candidature aux élections législatives 2012 dans la première circonscription de l'Aude. Il aura pour suppléante Véronique Puig, ex-PS comme lui.

 

 

 

 

 

 

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Publié dans article de presse

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