Intercommunalité : Gérard Schivardi reçu au ministère de l'Intérieur

Publié le par schivardi

 

Article de l'INDEPENDANT :

 

 

 

Un espoir pour Gérard Schivardi

Le 20/12/2011 à 06h00 par Matthieu Verrier

 

 

OBJ2608911_1.jpg"Les décisions prises en 2011 ne constituent pas un couperet définitif".  © Ph. Dobrowolska

Une nuit pluvieuse tombe sur la place Beauvau à Paris. Gérard Schivardi sort enfin du ministère de l'Intérieur. L'entretien qui devait durer une heure a dépassé deux heures et demie. Le maire de Mailhac et sept autres collègues de diverses régions de France ont rencontré un collaborateur du ministre des Collectivités locales, Philippe Richert.

La longueur seule de l'entrevue donne le sourire aux participants, ceints de leur écharpe tricolore. Ils ressortent de l'institution parisienne avec le sentiment que leurs préoccupations issues du terrain ont été entendues et prises en considération.

Ces élus dénoncent, avec des motivations variées, le rattachement de leur commune respective à une intercommunalité. La contestation avait été lancée en novembre lors du congrès des maires par Gérard Schivardi, secrétaire national du Parti ouvrier indépendant (POI). Le ministère ne leur a pas donné raison hier. Mais il a ouvert une porte. "Même si le schéma a été adopté dans le département, il peut être modifié là où ça pose problème", rapporte le maire de Mailhac. Les décisions prises en 2011 ne constituent pas un couperet définitif.

L'année 2012 sera consacrée à la concertation. Les dossiers devront être conjointement adressés au ministère et au préfet. Ce dernier pourra alors le renvoyer à la CDCI (commission départementale de coopération intercommunale) pour un nouvel examen et une meilleure prise en compte des préoccupations locales.

Même si son maire se réjouit de ce nouveau délai, le problème de Mailhac reste entier. Gérard Schivardi tient en effet à sa liberté. Or, la loi n'est en rien remise en cause. Au 1er juin 2013, toutes les communes devront être reliées à une intercommunalité. "Cette date est d'un illogisme totale, puisque nous aurons déjà voté le budget de 2013", maugrée l'ancien candidat à la présidentielle, qui entend bien poursuivre son combat pour l'abrogation de la loi. Il faudra pour cela prendre en considération le futur scrutin présidentiel. Un atout puisqu'une pression peut être exercée sur les prétendants. "Le président du Sénat (de gauche, ndlr) est sourd ; le président de la République a réagi parce qu'il sent que ça monte", sourit l'édile audois. Mais la perspective électorale donne moins de poids aux hommes en place. Le collaborateur rencontré hier a lui-même confié à ses interlocuteurs être en partance du ministère. Les huit élus présents se prévalent d'une pétition recueillant 745 noms d'élus. L'embryon d'un collectif pour nourrir leur combat, estiment-ils. Pour le moment, les contestataires se refusent à estimer le nombre de rattachements "forcés" à une intercommunalité qui pourraient poser problème.

Publié dans article de presse

Commenter cet article