Jean-Claude Pérez, est-ce être "de gauche" que de laisser passer un traité préparant l’austérité ?

Publié le par schivardi

Communiqué de Gérard Schivardi

Candidat du Parti Ouvrier Indépendant (POI)

 aux élections législatives

 

Mailhac, le 16 mai 2012

 

« Jean-Claude Pérez, est-ce être "de gauche"

que de laisser passer un traité préparant l’austérité ? »

 

Lors d’une réunion publique qui s’est tenue à Durban, Jean-Claude Perez a déclaré : « je ne veux pas débattre avec Gérard Schivardi, car il n’est ni de gauche, ni de droite ».

Je suis fort surpris : depuis quand une personne qui se réclame du socialisme et de la République , refuse de débattre avec un authentique socialiste républicain, reconnu pour mener depuis des années un combat pour la défense des services publics et des communes ?

Je suis donc persuadé qu’un vrai débat de fond, politique, est souhaitable est nécessaire.

Dans ce débat, Jean-Claude PEREZ pourrait expliquer aux citoyens comment le partage des voix de la majorité des députés et sénateurs du PS entre le pour et l’abstention ont permis, en 2008, au président Sarkozy, ce président bien à droite, de faire adopter le Traité de Lisbonne. Alors même que le peuple, et au premier chef le peuple de gauche, avait voté non au référendum en 2005.

Il pourrait expliquer comment, en 2011, le schéma territorial né de la réforme territoriale du gouvernement de droite Fillon, a été mis en place avec l’accord du PS dans notre département jusqu’à ce que les élus, par leur mobilisation, le fassent capoter.

Il pourrait expliquer comment, par leur abstention, les députés et sénateurs du PS ont permis que le premier volet du nouveau traité européen soit signé par Sarkozy, ce président bien à droite. Ce premier volet prévoit des prêts aux Etats en difficulté contre la mise en place de plans d’austérité de plus en plus sévères. Il pourrait même nous dire ce qu’il faisait ce jour-là, puisque, d’après le site de l’Assemblée, il n’a pas voté.

Il pourrait enfin nous dire ce qu’il ferait si, réélu député,  la deuxième partie du traité européen venait devant le Congrès. Volet de « croissance » ou non, ce traité nous contraint à trouver 80 milliards d’€ d’économies dans les dépenses publiques à partir de 2013.  Joindrait-il sa voix à celles des députés de droite qui le voteront comme un seul homme ou voterait-t-il non pour défendre le peuple ?

Est-ce à cause de mon combat incessant contre l’austérité, contre la destruction des services publics par les directives de l’union européenne, contre l’intercommunalité forcé, contre les fermetures des postes, des écoles, est-ce à cause des 60 réunions où j’ai expliqué l’importance du fait que la France ne ratifie pas le nouveau traité européen, surtout après la vague du 6 mai dernier qui en a chassé le rédacteur Sarkozy… est-ce pour tout cela que vous ne voulez pas débattre avec moi ?

Ces questions-là sont bien embarrassantes Mais elles sont aussi très importantes. Elles méritent un débat sans tabou, entre républicains. Jean-Claude PEREZ, pourquoi refuser ?

 

Publié dans communiqué

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