Réponse à la suppléante de Jean Claude Perez (candidat PS), Mme Rivel

Publié le par schivardi

Nous avons publié sur ce blog la réponse de Madame Tamara Rivel, suppléante de Monsieur Pérez, à l'appel de Monsieur Schivardi pour organiser un débat public avec le candidat du PS dans la première circonscription.

Nous publions ci dessous la réponse de Gérard Schivardi.

 

 

 

 

Réponse à Madame Rivel, suppléante de Monsieur Pérez, candidat du PS.
 
Madame Rivel, vous avez raison : le départ de M Sarkozy a fait naître l’espoir chez des millions de personnes qu’enfin, ça aille mieux.
Comment faire pour ne pas le décevoir ?
Le Traité européen, qui doit être ratifié en France après les élections législatives, qui a été rédigé par Merkel et Sarkozy, veut imposer l’austérité.
Comment augmenter les salaires et les retraites, comment créer les postes nécessaires dans les écoles, les hôpitaux, les bureaux de poste et ailleurs, comment  construire les logements nécessaires, comment aider les viticulteurs, comment relancer l’activité du pays tout en administrant cette amère potion aux finances de l’Etat ?
 
J’ai, comme beaucoup, entendu que l’objectif était de « renégocier » ce traité. Mais cela est très flou. Comme beaucoup je me dis : de quoi s’agit-il exactement ?
S’agirait-il de faire supprimer :
-L’article 3-2 qui oblige à inscrire l’austérité (« règle d’or ») dans la Constitution (ou les lois de finances), dans le but de contraindre les syndicats à s’inscrire dans l’austérité permanente ?
-L’article 4 qui, obligeant de réduire de 5 % par an la dette de l’Etat, signifierait dès 2013 de couper plus de 80 milliards d’euros dans le budget (bien plus que le budget de l’Education nationale) ? 
-L’article 3-1 qui obligerait à réduire de 80 milliards d’euros le déficit de l’Etat dès l’an prochain ? Etc. ?
Mais si tel n’est pas l’objet de la « renégociation », si le traité « renégocié » persistait à imposer la « règle d’or », cela aboutirait — qu’on le veuille ou non — à décider de continuer cette politique, dictée par l’Union européenne, ce serait ouvrir la voie au chaos.
 
La solution la plus simple, la plus économique pour que notre pays ne connaisse pas une situation semblable à celle de la Grèce n’est-elle pas que ce Traité ne soit pas ratifié ?  J’ai déjà indiqué que je voterais contre sa ratification si je suis élu. Si tous les candidats, dont Jean-Claude PEREZ et vous-même, qui se réclament, comme moi, du mouvement ouvrier, de la République et de la Démocratie se prononçaient sans ambiguïté contre cette ratification, cela serait un pas en avant positif.
 
C’est pourquoi je réitère ma proposition d’un débat public sur cette question.
 
Personne ne comprendrait que vous persistiez à ignorer cette proposition : elle est attendue par de nombreux électeurs et militants socialistes, qui aimeraient que ces points de vue se confrontent.

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