Suppressions de postes dans l'Aude : "il faut la mobilisation contre cette destruction de l’école républicaine"

Publié le par schivardi

2062760946.jpgCommuniqué de Gérard Schivardi et Véronique Puig, candidats POI aux élections législatives de 2012 dans la première circonscription.

 

Les chiffres des suppressions de postes d’enseignants pour 2012 viennent de paraitre :

il faut la mobilisation contre cette destruction de l’école républicaine !

 

« A tous les habitants de l’Aude, aux élus qui se réclament de la défense de l’école et de la République,

 

Nous venons de prendre connaissance des prévisions du rectorat de l’académie de Montpellier au 6 janvier 2012 concernant les suppressions de postes.

En effet, dans le cadre de la suppression de 5100 postes dans le premier degré, l’Académie de Montpellier doit « rendre » 172 emplois dans le premier degré dont 153 postes de professeurs des écoles.

Pour notre département de l’Aude, les chiffres sont les suivants :

Pour le primaire : +131 élèves prévus,  31 postes de professeurs des écoles supprimés.

 

Dans le second degré, il y a 5550 suppressions de postes nationalement, 102 postes supprimés dans l’Académie. Dans l’Aude, voici les conséquences :   

Dans les collèges : +157 élèves prévus au minimum alors qu’il n’y a que 2 créations de postes !

Dans les lycées : +107 élèves et… aucune création de poste !

Dans les Lycées professionnels, c’est une véritable saignée :

-          fermeture du BTS conception de produits industriels au lycée Jules Fil de Carcassonne,

-          fermeture du bac pro technicien d’études du bâtiment option études et économie au lycée Andréossy de Castelnaudary.

-           A Gustave Eiffel (Narbonne) : fermeture du CAP maçon (au profit de l’apprentissage dit le rectorat), fermeture du CAP métiers du pressing, fermeture du bac pro hygiène et environnement.

-          A C. Cros (Carcassonne) fermeture du bac pro comptabilité/secrétariat (2 divisions) et ouverture d’une seule classe de bac pro gestion administrative.

Bilan : une capacité d’accueil en lycées professionnels qui diminue de 81 places dans le département, 8 formations fermées pour 3 ouvertures, du CAP au BTS.

 

Nous posons une question : quel est l’avenir de notre jeunesse, de nos enfants ? Ne cherche-t-on pas à les sacrifier sur l’autel de la « réduction des déficits » ?

Tout cela pour quoi ? Pour pouvoir rembourser la dette qui n’est pas celle du peuple, mais qui lui a été imposée pour enrichir les banques ! Aucune de ces suppressions de postes, de fermetures de classes, de CAP, de BTS, n’est légitime !

Les élus, les parents d’élèves, et les enseignants avec leurs organisations sur leur propre terrain, sont fondés à refuser chacune de ces fermetures et à combattre pour en exiger le maintien.

Nous avons décidé de nous présenter aux élections législatives contre la politique de l’Union européenne et du paiement de la dette. La question n’est pas de donner « du sens à la rigueur » comme l’a proposé François Hollande, mais de combattre la rigueur.

Nous nous prononçons contre les fermetures de classe, et nous aiderons dans le département, tous les élus qui, fidèles aux intérêts de la population, refuseront cette destruction de l’école de la République.

 

Mailhac, le 07 janvier 2012 »

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