« Une brèche s’est ouverte » (communiqué du 22 décembre 2011)

Publié le par schivardi

Communiqué de presse de Gérard SCHIVARDI et Véronique PUIG, candidats du Parti Ouvrier Indépendant aux élections législatives :

 

« Une brèche s’est ouverte »

 

"Mme le Préfet de l’Aude vient de décider de repousser d’un an la mise en place du schéma départemental de coopération intercommunale.

Cette décision est la conséquence de la résistance des élus, maires et conseillers municipaux qui rejettent le SDCI, l’intercommunalité forcée et leurs conséquences: augmentations d’impôts, suppression de syndicats intercommunaux et des services publics qu’ils organisaient.

En constituant avec des collègues de toutes tendances le comité de défense des communes à Alzonne, nous n’avions pas d’autre objectif que d’aider à la défense de la libre administration de nos commune et donc au rejet de l’intercommunalité forcée prévue par le SDCI et les Réforme territoriale votée au sénat, rappelons-le, à une voix de majorité.

La décision de Mme le Préfet de l’Aude confirme la réponse que le président de la République a faite à la demande d’audience qu’avec 745 collègues Gérard SCHIVARDI lui avait adressée. Elle confirme les réponses qui ont été apportées par le ministre de l’Intérieur à la délégation que Gérard a conduite lundi 19 décembre.

Rien n’est joué : le préfet ne peut contraindre une commune à une intercommunalité non choisie si la commission départementale de coopération intercommunale qu’il a mise en place s’y oppose .

De ce point de vue la responsabilité des membres de cette commission est engagée, à commencer par celle des représentants  du conseil général et des partis dont ils se réclament.

En effet même si la loi de réforme territoriale donne au préfet, en dernière analyse le pouvoir de décider, il ne peut prendre la responsabilité d’aller à l’encontre de la décision de 300 communes du département sans  avoir le soutien du conseil général, dont le président Viola qui participe à la CDCI.

Nos communes refusent que leur soient imposées une intercommunalité forcée dont le but est de leur faire payer une dette qui n’est pas la leur ! Elles refusent la suppression des syndicats intercommunaux qui organisaient leurs services publics de proximité. Elles refusent  les augmentations d’impôts qui découleront de leur absorption dans les communautés d’agglomérations, Grand Narbonne, Grand Carcassonne(*). Et certains proposent maintenant d’intégrer Carcassonne dans le pôle métropolitain de Toulouse !

C’est pourquoi, une assemblée nationale qui voudrait rétablir la démocratie dans ce pays devrait commencer par abroger la réforme territoriale, rétablir la libre administration des communes avec les moyens financiers de l’exercer. C’est le combat que nous menons. C’est un des thèmes que nous développerons pendant la campagne des législatives, pour aider à regrouper dans l’unité contre cette réforme territoriale. Et si nous sommes élus, nous déposerons un projet de loi pour l’abroger.

 

Mailhac, le 22/12/2011

 

 (*) endettement par habitants en 2010 - moyenne des communes de 250 à 500 habitants : 486 € ; Carcassonne : 1376 € ; Narbonne : 966 €"      

 

 

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